À mi-chemin de « Deux femmes », une comédie sexuelle franco-canadienne fringante, Florence (Karine Gonthier-Hyndman) partage un peu de sagesse avec sa nouvelle amie, Violette (Laurence Leboeuf). Elle proclame que la monogamie a été inventée par les hommes, avec peu d’avantages pour les femmes censées rester à leurs côtés. Les deux femmes, voisines d'un immeuble coopératif écologique à Montréal, ont du mal à en voir les avantages.
Réalisé par Chloé Robichaud, « Deux femmes » est un remake de la farce sexuelle du cinéaste canadien-français Claude Fournier de 1970 « Deux femmes en or ». Il est facile d'espionner les origines datées du film. Ni Florence ni Violette n'ont de travail, du moins pour le moment, et elles passent leurs heures à la maison à déplorer leur libido contrariée et l'injustice du patriarcat.
Les femmes initient une forme mineure de protestation contre les mœurs traditionnelles lorsqu’elles commencent à coucher avec des bricoleurs – des inconnus engagés dont elles transforment les visites en séductions. C'est une solution créative à la vie de femme au foyer, le problème qui n'a pas de nom de Betty Friedan.
Le film aurait pu s'enfoncer plus profondément dans ce groove, explorant comment les rencontres aléatoires font plaisir aux femmes tout en les laissant agitées. Mais Robichaud choisit d'associer les scènes de sexe ludiques à des réunions coopératives banales sur les initiatives écologiques défaillantes de leur immeuble. Elle semble prendre note des hypocrisies épineuses de la vie moderne, du défi de suivre une ligne sans cesse redessinée.
En fin de compte, « Two Women » est moins un film à message qu’une comédie poids plume, faisant signe de grandes idées sur la politique sexuelle avant de s’installer comme une diversion amusante et espiègle.
Deux femmes
Non noté. En français, sous-titré. Durée : 1h40. Dans les cinémas.
Le texte ci-dessus est une traduction automatique. Source: https://www.nytimes.com/2026/04/23/movies/two-women-review.html?rand=21388




















